L’examen qui vous est proposé

La coronarographie


Si un premier examen, appelé test d’effort, a mis en évidence un problème au niveau des artères qui alimentent votre cœur, votre cardiologue vous propose un autre examen : la coronarographie. Elle permet de visualiser l’intérieur de vos deux artères coronaires l’une après l’autre, pour détecter un éventuel rétrécissement.


Quand l’examen est-il nécessaire ?


La coronarographie est indispensable pour détecter des rétrécissements ou bouchons dans les artères coronaires.
C’est un geste d’exploration, qui ne vous soigne pas, mais qui permet de connaître précisément la maladie dont vous souffrez.
C’est le seul moyen dont dispose votre cardiologue pour choisir un traitement vraiment adapté à votre cas.

Les risques que présente une coronarographie sont moins importants que ceux que représente un traitement mal orienté, parce que l’état des artères n’a pas pu être vérifié.
Si on passe à côté d’un rétrécissement des artères coronaires, vous risquez l’infarctus, et ses conséquences, qui peuvent aller jusqu’à l’arrêt du cœur.

L’anesthésie


Habituellement, on n’insensibilise que la zone où le tuyau doit être introduit (anesthésie locale) grâce à une piqûre.

On donne parfois des médicaments (anticoagulants ou antiagrégants plaquettaires) qui rendent le sang plus fluide our éviter la formation de bouts de sang solidifié (caillots) qui pourraient boucher les artères pendant que l’on travaille dessus.

Pourquoi faut-il traiter ?

Quel est le problème ?


Des fibres, du calcaire (calcium), des graisses (cholestérol)... peuvent se déposer sur la parois des vaisseaux sanguins et former une plaque, la plupart du temps rigide (plaque d’athérome).
Quand les vaisseaux sanguins présentent de telles plaques, ils se rétrécissent (sténose) et risquent de se boucher.

Cette maladie est appelée artérite (ou athérosclérose).
Elle est favorisée par certains facteurs :
- l’âge : plus on est âgé, plus on risque d’en avoir.
- la consommation de tabac.
- l’excès de certaines graisses dans le sang (hypercholestérolémie).
- une pression trop élevée du sang dans les artères (hypertension artérielle).
- le diabète.



L’excès de poids joue aussi, mais dans une moindre mesure. Plus vous cumulez certains de ces facteurs, plus vous avez de chances d’avoir de l'artérite.

Quelles sont ses conséquences ?


Si une des artères coronaires se bouche brutalement, une région du cœur n’est plus alimentée en sang, le muscle qui la constitue meurt (nécrose) et ne se contracte plus : c’est l’infarctus.

Les conséquences d’un infarctus sont plus ou moins graves selon l’étendue des dommages : le cœur peut battre irrégulièrement (troubles du rythme cardiaque), fonctionner moins bien (insuffisance cardiaque) ou même cesser de fonctionner (arrêt cardiaque).

En cas d’effort, le cœur a besoin de plus de sang pour battre plus vite. L’afflux sanguin dans les artères coronaires augmente. Si elles sont rétrécies ou bouchées, le cœur n’est pas suffisamment irrigué et vous envoie un signal d’alarme : la douleur.
C’est pourquoi, si une de vos artères coronairesa tendance à se boucher, vous pouvez ressentirune douleur angoissante (angor) au niveau de la poitrine (douleur thoracique) quand vous faites un effort.

Ces signes peuvent être plus importants si vous êtes un grand fumeur, si le taux de certaines graisses dans votre sang (cholestérol) est élevé, ou encore si la pression à l’intérieur de vos vaisseaux sanguins (tension artérielle) est importante.

Le suivi

Si les résultats de la coronarographie montrent l’existence de rétrécissements au niveau des artères coronaires, votre cardiologue peut vous proposer un traitement médical et/ou chirurgical. Sinon, vous retournez voir votre médecin généraliste pour qu’il cherche une autre cause à vos douleurs.

Les médicaments appelés bêtabloquants ralentissent les battements du cœur. Les antiagrégants plaquettaires rendent le sang plus fluide. Les dérivés nitrés élargissent (dilatent) les artères. Tous ces médicaments permettent de compenser l’apport trop faible de sang au cœur lié au rétrécissement.
Ils évitent donc le déclenchement de douleurs lors des efforts.

En complément ou à la place du traitement médical, on propose parfois de dilater l’artère coronaire à l’endroit où elle est rétrécie (angioplastie). On peut également proposer de contourner le rétrécissement pour rétablir une circulation sanguine suffisante au bon fonctionnement du cœur (pontage aortocoronarien) au cours d’une opération chirurgicale.

En prenant en compte plusieurs critères, comme le nombre de rétrécissements, leur étendue et votre état de santé, votre médecin vous propose le traitement le mieux adapté à votre cas.